Le Conseil des États supprime la subvention pour le train de nuit prévu vers la Suède. La future liaison Bâle-Hambourg-Copenhague-Malmö est donc remise en question. La Confédération souhaitait verser une subvention équivalente à environ 100 francs par billet. Mais le Conseil des États s’est désormais prononcé à une large majorité en faveur de la suppression pure et simple des subventions déjà accordées, d’un montant de 10 millions de francs, comme l’indique le site web du Parlement.
Pourquoi cette subvention a‑t-elle été supprimée ?
La décision a été prise dans le cadre du débat sur le budget 2026. Les dix millions de francs destinés au train de nuit ont été supprimés à une large majorité. Selon la commission des finances, les coûts et les recettes ne sont pas proportionnés. Même à pleine capacité, le train de nuit ne serait pas rentable. « Selon l’analyse de rentabilité des CFF, l’offre ne peut actuellement pas être exploitée de manière autonome, même avec un taux d’occupation de 100 % », a souligné Jakob Stark (UDC), porte-parole de la commission des finances. C’est la raison pour laquelle la majorité rejette cette mesure.
Critiques des associations environnementales et des transports
Les associations environnementales et l’Union des transports publics (UTP) critiquent vivement cette décision. Elles renvoient à la loi sur le CO₂ en vigueur et réclament des alternatives au transport aérien respectueuses du climat. « Les trains de nuit sont populaires et constituent un excellent moyen de transport intra-européen respectueux du climat », déclare Stéphanie Penher, directrice de l’ATE, dans un communiqué de presse. « Le fait que le Conseil des États mette désormais en péril ce modèle à succès est une décision à courte vue qui va à l’encontre des objectifs de la Suisse en matière de politique des transports et du climat. » La décision budgétaire prise aujourd’hui est d’autant plus choquante que les coupes dans le trafic ferroviaire international s’accompagnent de généreuses réductions pour le trafic aérien, qui ne sont toujours pas remises en question. Plus de 50 000 personnes ont déjà signé des pétitions pour le maintien de la liaison ferroviaire nocturne.
Qu’est-ce que cela signifie pour les voyageurs ?
Sans subvention, le train de nuit ne pourrait pas circuler sur la ligne reliant Malmö à Hambourg et Copenhague. La liaison prévue pour le printemps 2026 serait donc compromise. Même si la décision du Conseil national sur le budget 2026 est encore en suspens.
Transport régional de voyageurs : le Conseil national également en mode d’austérité
Il est peu probable que la Chambre basse corrige la décision du Conseil des États. Au contraire, le Conseil national adopte une ligne encore plus rigoureuse en matière de transports publics. Il s’est ainsi prononcé en faveur d’une contribution fédérale de 3,364 milliards de francs pour couvrir les coûts non couverts. C’est 160 millions de francs de moins que le Conseil des États. Lors du débat budgétaire à la Chambre basse, une alliance entre l’UDC, le PLR et les Vert’libéraux s’est imposée de justesse face au centre, aux Verts et au PS. Suite à cette décision, l’arrêté fédéral sur l’indemnisation des prestations des entreprises de transport régional de voyageurs pour les années 2026 à 2028 est renvoyé au Conseil des États.
Quelle a été la décision du Conseil des États ?
Le Conseil des États a supprimé la subvention fédérale de dix millions de francs pour le train de nuit Bâle-Hambourg-Copenhague-Malmö.
Pourquoi la subvention a‑t-elle été supprimée ?
Parce que, selon l’évaluation de la commission des finances, les dépenses et les recettes sont disproportionnées. Même à pleine capacité, le train de nuit ne serait pas viable économiquement.
Qu’est-ce que cela signifie pour le train de nuit 2026 ?
Sans subvention, le lancement et l’exploitation du train de nuit 2026 sont incertains. La liaison risque d’être supprimée.
Quelles sont les critiques formulées à l’encontre de cette décision ?
Les associations environnementales et les associations de transport critiquent cette décision, qu’elles considèrent comme un recul pour la mobilité respectueuse de l’environnement et comme un signal contre la transition vers la mobilité durable.
Y a‑t-il un espoir que le train de nuit voie tout de même le jour ?
En théorie, le Conseil national pourrait adopter un autre budget. Dans la pratique, cependant, la décision du Conseil des États constitue un obstacle majeur.