Bonne nouvelle pour le climat : les émissions de CO₂ issues des carburants ont de nouveau baissé en Suisse en 2024. Selon les dernières statistiques de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), les émissions liées à l’essence et au diesel ont diminué d’environ 2 % par rapport à l’année précédente. La tendance à la baisse observée ces dernières années se poursuit donc, comme l’indique l’Office fédéral de l’environnement (OFEV).
Par rapport à l’année de référence 1990, les émissions liées aux carburants ont diminué de 7 % au total. Ce n’est certes pas spectaculaire, mais tout à fait remarquable dans une société où la mobilité ne cesse de croître.
Plus de voitures électriques sur les routes, moins de CO₂ dans les pots d’échappement
Une raison essentielle de cette baisse : de plus en plus de personnes roulent à l’électricité. La part des véhicules électriques et hybrides rechargeables dans le parc automobile total ne cesse de croître. Cela permet de brûler moins de carburants fossiles et donc d’émettre moins de CO₂.
Les carburants biogènes apportent également une contribution croissante. En 2024, ils représentaient près de 5 % de la consommation totale d’essence et de diesel. Les biocarburants sont principalement issus de déchets végétaux et sont considérés comme plus respectueux du climat, car leur CO₂ a déjà été capturé auparavant.
Conséquences de la pandémie : moins de voyages d’affaires, plus de télétravail
Un autre facteur est le changement des comportements en matière de mobilité depuis la pandémie. De nombreuses entreprises continuent de miser sur le télétravail et les voyages d’affaires sont planifiés de manière plus restrictive. Cette nouvelle réalité quotidienne sur les routes suisses réduit non seulement les embouteillages, mais aussi les émissions.
Il n’y a pas encore lieu de se reposer sur ses lauriers
Malgré cette évolution positive, les émissions de carburant restent élevées. Selon le gouvernement fédéral, la Suisse doit accélérer considérablement le rythme pour atteindre ses objectifs climatiques d’ici 2040, notamment en supprimant de manière ciblée les subventions nuisibles au climat et en développant les transports publics et les infrastructures cyclables. Pour ce dernier point, la nouvelle loi sur les voies cyclables a au moins créé la base juridique en 2023, même si sa mise en œuvre reste encore difficile.