Lea Gehrken
Lea Gehrken étudie actuellement la communication d'entreprise (BSc) à la Haute école d'économie de Zurich (HWZ) et, en tant que directrice générale de l'agence de communication Crax AG, elle mène des projets ambitieux à la croisée de la communication, de la stratégie et des relations médias.
Son rapport à la mobilité est multiple : elle fait la navette entre Berne et Zurich en transports publics, conduit une voiture pendant son temps libre, voyage en camping-car et est une cycliste passionnée. Ces expériences personnelles façonnent sa perspective et influencent ses travaux rédactionnels, ses concepts de communication et ses projets liés à la mobilité du futur.
Avec son sens aigu des tendances et des évolutions sociales, Lea Lisa Gehrken incarne une nouvelle génération de spécialistes de la communication qui envisagent la mobilité de manière connectée, durable et humaine. Elle apporte ainsi parfois un contrepoint délibéré aux auteurs « établis » de la plateforme.
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Même 3.6 pour cent restent une hausse tarifaire salée
• Deux hausses en trois ans totalisent environ sept pour cent
• Les causes résident dans des décisions politiques sur l'impôt sur les huiles minérales et le trafic régional de voyageurs
Même 3.6 pour cent restent une hausse tarifaire salée. Le Surveillant des prix a certes arraché des concessions à la branche. Au final, les clientes et clients paient nettement plus dès décembre 2026. L’AG 2e classe franchit pour la première fois la barre des 4 000 francs. Qui pendule chaque jour le ressent immédiatement dans son porte-monnaie.
Les tarifs des transports publics augmentent neuf fois plus vite que le renchérissement
Le renchérissement annuel s’élevait à 0.4 pour cent en juillet 2026. L’inflation sous-jacente n’atteignait même que 0.3 pour cent. Les entreprises de transport public exigent pourtant 3.6 pour cent de plus. Les tarifs progressent ainsi environ neuf fois plus vite que le niveau général des prix. La branche doit impérativement expliquer cet écart. Car les salaires et les rentes progressent en règle générale plus lentement. Autrement dit, les clientes et clients passent encore davantage à la caisse. Et ce n’est pas la première fois.
Deux hausses en trois ans s’additionnent
Les tarifs des transports publics avaient déjà augmenté de 3,7 pour cent en décembre 2023. Suit désormais la deuxième étape de 3.6 pour cent. Cumulé, cela représente environ sept pour cent en trois ans. Auparavant, les tarifs nationaux étaient restés stables durant sept ans. Cette stabilité était un argument fort pour les transports publics, mais elle appartient au passé.
Le Surveillant des prix atteint les limites de la loi sur la surveillance des prix
Stefan Meierhans a obtenu ce que l’article 6 de la loi sur la surveillance des prix lui permet. Il a négocié sur une mesure annoncée, non sur le financement des transports publics. Sans accord avec Alliance SwissPass, il ne lui resterait qu’une décision selon l’article 10. Une telle procédure dure longtemps et irait très probablement jusqu’au Tribunal administratif fédéral. L’accord était donc pragmatique, mais il ne résout pas le problème de fond.
Les billets dégriffés soulagent les mauvais groupes de clients
Les CFF promettent pour 2027 des rabais de 90 millions de francs sur les billets dégriffés. En 2024 et 2025, il s’agissait de 50 millions de francs par an. Cela paraît généreux, mais concerne surtout les voyageuses et voyageurs souples horairement. Les pendulaires avec AG n’en profitent guère, car ils n’achètent pas de billets individuels. La compensation manque ainsi le groupe qui reste le plus lourdement chargé.
Des tarifs plus élevés freinent la progression de la part des transports publics
La Confédération soutient les transports publics avec des milliards et veut accroître leur part. Des tarifs plus élevés contrarient cet objectif, car ils déplacent le calcul en faveur du trafic individuel. La Fondation pour la protection des consommateurs et la CITraP critiquent précisément cette contradiction. Elles ont donc lancé une pétition adressée au conseiller fédéral Albert Rösti. Leur revendication est fondée, car la politique des prix reste toujours une politique des transports.
La politique doit combler le déficit de financement des transports publics
La branche cite deux causes politiques à cette hausse. Premièrement, le paquet d’allègement supprime dès 2027 le remboursement de l’impôt sur les huiles minérales. Deuxièmement, le cadre de crédit du trafic régional de voyageurs reste inférieur aux besoins annoncés. Le Parlement a pris ces deux décisions, et non Alliance SwissPass. Qui veut des tarifs plus bas doit donc agir au Palais fédéral. Le Surveillant des prix peut seulement freiner, mais pas piloter.
Les tarifs augmentent de 3,6 pour cent, alors que le renchérissement annuel atteignait 0,4 pour cent en juillet 2026.
Elle invoque des coûts d’exploitation plus élevés, la suppression du remboursement de l’impôt sur les huiles minérales et un cadre de crédit insuffisant.
Il peut rendre une décision selon l’article 10 de la loi sur la surveillance des prix, mais cherche d’abord un règlement amiable.
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