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ASTAG sur le développement de la RPLT

L’orientation est bonne, mais le report de l’échéance est un non-sens !

Les propositions du Conseil fédéral concernant le développement de la RPLT vont dans la bonne direction. Toutefois, comme prévu initialement, le point de départ doit être fixé à 2031 et non à 2029. En outre, il faut davantage de neutralité technologique et les plafonds tarifaires doivent impérativement être maintenus.
© ASTAG
L'ESSENTIEL EN BREF
• L'ASTAG salue le principe de la réforme de la RPLP, mais s'oppose fermement à une mise en œuvre avant 2031.
• Les nouveaux modes de propulsion doivent bénéficier de réductions plutôt que d'une exonération totale, compte tenu de leur impact sur les infrastructures.
• La neutralité technologique et la stabilité des plafonds tarifaires sont des exigences centrales de l'association.

C’est avec une cer­taine réserve mais de manière plutôt pos­i­tive que l’Association suisse des trans­ports routiers ASTAG prend con­nais­sance des propo­si­tions du Con­seil fédéral sur l’aménagement futur de la rede­vance sur le traf­ic des poids lourds liée aux presta­tions (RPLP), comme elle l’a com­mu­niqué. L’orientation du texte du mes­sage et du pro­jet de loi, qui ont été adop­tés aujourd’hui à l’attention du Par­lement, est en principe cor­recte.

Con­crète­ment, il est judi­cieux que les camions à propul­sion élec­trique et à hydrogène, qui étaient jusqu’à présent totale­ment exonérés de la RPLP, ne béné­fi­cient désor­mais que d’un rabais, sachant qu’eux aus­si représen­tent une charge pour l’infrastructure routière. Il est en out­re par­ti­c­ulière­ment réjouis­sant de con­stater que la sécu­rité de la plan­i­fi­ca­tion devrait désor­mais béné­fici­er d’un statut plus impor­tant qu’auparavant. Pour inve­stir dans la mod­erni­sa­tion des flottes de véhicules, la branche des trans­ports routiers doit impéra­tive­ment con­naître le plus rapi­de­ment pos­si­ble l’évolution de la RPLP : « Les tar­ifs doivent être con­nus au moins sept ans à l’avance de façon con­traig­nante » déclare Thier­ry Burkart, prési­dent cen­tral de l’ASTAG et con­seiller aux États, qui ajoute « sinon, les coûts, les délais d’amortissement et les taux de fret ne peu­vent pas être cal­culés de manière fiable – avec une destruc­tion du cap­i­tal pour con­séquence !»

Decarbonization: Commitment within the realm of possibility

Pour la même rai­son, le développe­ment de la RPLP néces­site un délai suff­isant. L’ASTAG demande qu’indépendamment du rythme des délibéra­tions par­lemen­taires, la date de lance­ment soit fixée au 1er jan­vi­er 2031, comme cela était prévu ini­tiale­ment. Une mise en œuvre anticipée dès 2029 est tout sim­ple­ment irréal­is­able pour la branche. De nom­breuses entre­pris­es de trans­port qui mis­ent aujourd’hui déjà sur des camions élec­triques neu­tres en CO2 seraient soudaine­ment soumis­es à des tar­ifs RPLP, con­traire­ment aux assur­ances don­nées précédem­ment : « Finan­cière­ment, ce serait désas­treux », souligne Thier­ry Burkart : « La décar­bon­a­tion, forte­ment encour­agée par l’ASTAG, serait ain­si inutile­ment freinée, au détri­ment de l’environnement et du cli­mat ! »  

D’autres deman­des impor­tantes de l’ASTAG con­cer­nent la neu­tral­ité tech­nologique, c’est-à-dire l’intégration de la dernière norme EURO VII dans la caté­gorie tar­i­faire la plus avan­tageuse, ain­si que le pla­fon­nement des tar­ifs. Les con­voitis­es politi­co-finan­cières de la Con­fédéra­tion ne doivent pas con­duire à un nou­veau renchérisse­ment de la RPLP qui entraîn­erait inévitable­ment la diminu­tion des investisse­ments dans des formes de propul­sion sans CO2. Heureuse­ment, le taux de cou­ver­ture des coûts du traf­ic lourd est déjà aujourd’hui plus élevé que pour tout autre mode de trans­port (y com­pris les trans­ports publics). De ce point de vue égale­ment, une aug­men­ta­tion de la RPLP ne se jus­ti­fie pas. L’ASTAG procédera à une analyse appro­fondie des détails du pro­jet, lesquels seront ensuite exam­inés par les organes com­pé­tents.

Au nom de ses mem­bres, l’As­so­ci­a­tion suisse des trans­ports routiers ASTAG défend les intérêts et les préoc­cu­pa­tions du trans­port routi­er et de l’in­dus­trie du trans­port. Out­re le trans­port pro­fes­sion­nel de marchan­dis­es et le trans­port pour compte pro­pre, l’ASTAG représente égale­ment le trans­port de per­son­nes avec ses deux groupes spé­cial­isés Car et Taxi. L’ASTAG est représen­tée dans toute la Suisse. 18 sec­tions garan­tis­sent un ancrage région­al fort et une grande prox­im­ité avec les mem­bres. Plus d’in­for­ma­tions sur : www.astag.ch.

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