L’association des transports publics prévoit de supprimer la populaire carte demi-tarif des CFF d’ici 2027. Le nouveau système, baptisé « My Ride », veut simplifier et numériser la tarification. Mais beaucoup d’usagers redoutent une hausse des prix.
Les CFF se détournent-ils du demi-tarif ?
D’ici 2027, la carte demi-tarif des CFF pourrait appartenir au passé. L’association faîtière du secteur veut réformer en profondeur le système – un virage numérique majeur.
Aujourd’hui, les détenteurs du demi-tarif bénéficient de réductions sur la plupart des billets. Avec My Ride, ces avantages seraient remplacés par un modèle digitalisé où les prix varient entre le demi- et le plein-tarif. Objectif : plus de clarté et de flexibilité.
Suppression du demi-tarif et lancement de My Ride
Le plan de suppression du demi-tarif prévoit la disparition de nombreux produits à rabais : demi-tarif Plus, abonnements 9 heures ou billets dégriffés. Le nouveau modèle introduira une cotisation de base, puis des rabais selon la fréquence d’utilisation : plus on voyage, moins on paie par trajet.
Une phase de transition permettra de passer progressivement de l’ancien au nouveau système.
Le nouveau plan tarifaire fait débat
Le nouveau plan tarifaire 2027 suscite de vives réactions en Suisse. Beaucoup d’usagers doutent de son équité. Alors que la branche promet un système plus simple, les pendulaires craignent des hausses de prix.
Les associations de consommateurs rappellent que le demi-tarif a, depuis des décennies, facilité l’accès aux transports publics. Sa suppression pourrait éroder la confiance. Les CFF, eux, mettent en avant la flexibilité et la tarification dynamique, qui pourrait avantager les gros utilisateurs.
Réactions politiques à Berne
La réforme fait également réagir le Parlement fédéral. Lors de la session de mars 2025, le Parlement a rejeté une initiative du canton du Jura demandant une baisse générale des tarifs des CFF.
Le message est clair : la majorité du Conseil national ne veut pas intervenir dans la politique tarifaire actuelle.
Les partis d’opposition mettent toutefois en garde : supprimer le demi-tarif pénaliserait surtout les ménages modestes et les pendulaires. Plusieurs élus réclament désormais une évaluation d’impact politique pour mesurer les effets sur la cohésion sociale, les régions rurales et la fréquentation du TP.
L’association professionnelle Alliance SwissPass a d’ores et déjà démenti : les informations faisant état d’une suppression totale seraient fausses ou tronquées.